Manifester ne fait plaisir à personne, c'est toujours la preuve qu'il y a un problème. Et ce que les universitaires,
étudiants comme personnels, voient arriver est un énorme problème.
L'Université est bien maltraitée, en dépit des "preuves d'amour" que prétend lui apporter sa ministre. Entre les suppressions de postes, les bouleversements des statuts des personnels, la
mercantilisation à outrance de la Recherche, les réductions drastiques de budgets, etc. Et oui, contrairement à ce que veut faire croire le gouvernement en annonçant des chiffres mirobolants, les
budgets des universités sont sabrés grâce à de nouvelles méthodes de comptabilité : informez vous sur le système SYMPA, pas si sympa que ça. C'est comme pour le chomâge : on change la formule de
comptabilisation et hop, magie, des dizaines de milliers de chômeurs en moins.
Manifester ne me fait donc pas plaisir, mais ne pas réagir, c'est se rendre complice de l'inévitable chute de la qualité des diplômes universitaires qu'engendreraient ces réformes : comment
pourrait-il en être autrement avec moins de personnels et moins de budget ? J'étais donc aujourd'hui dans les rues d'Aix en Provence avec 2000 autres manifestants, parmis lesquels beaucoup
d'étudiants qui se rendent bien compte de l'ampleur des problèmes qui vont soit les toucher directement, soit toucher leurs successeurs.
Mention spéciale aux étudiantes de l'IUFM, très mobilisées, qui ont effectué une petite choregréphie contestataire devant les grilles du rectorat. Bravo les filles !
Le conseil du jour : lorsque vous préparez une banderole pour une manif, faites des trous dans le tissu - de manière si
possible artistique (dans les "A", les "D", les "O", etc.) - sinon en cas de vent vous aurez une véritable voile à maitriser ^^'